Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant permet au salarié de s’arrêter après la naissance ou l’arrivée d’un enfant. Sa durée, son découpage et les démarches à effectuer ne se résument pas à un seul chiffre : une partie du congé est obligatoire, une autre peut être fractionnée, et l’employeur comme la caisse d’assurance maladie interviennent à des moments différents.
En 2026, le repère général est de 25 jours calendaires pour la naissance ou l’accueil d’un enfant, auxquels s’ajoute le congé de naissance de 3 jours ouvrables. Les règles peuvent varier selon la situation familiale, le type d’accueil ou certains événements particuliers. Cet article donne des informations générales à vérifier auprès de l’employeur, de la CPAM et des sources officielles.
La page a été vérifiée le 21 septembre 2026 à partir de la fiche officielle Service-Public consacrée au congé de paternité et d’accueil de l’enfant. Elle ne remplace pas l’examen de votre contrat, de votre convention collective ou de votre situation personnelle.
- Le congé de naissance de 3 jours ouvrables précède la première période obligatoire de 4 jours calendaires.
- La seconde période compte 21 jours calendaires pour une naissance simple et peut être fractionnée.
- La demande à l’employeur doit en principe être faite au moins 1 mois avant la date de début du congé.
- Les indemnités journalières sont calculées par la CPAM selon les règles et plafonds en vigueur au moment de l’arrêt.

Qui peut bénéficier du congé de paternité et d’accueil de l’enfant ?
Le congé concerne le père de l’enfant, mais aussi le conjoint ou le concubin qui vit en couple avec la mère. Dans un couple de femmes, la mère qui n’a pas accouché peut également être concernée lorsque les conditions prévues par la reconnaissance conjointe anticipée sont réunies. Le congé est accordé sans condition d’ancienneté.
Le type de contrat ne suffit donc pas à écarter le droit : la fiche officielle mentionne notamment les salariés en CDI, en CDD, en contrat temporaire, les apprentis et certains stagiaires de la formation professionnelle. Les personnes sans emploi doivent vérifier les règles correspondant à leur situation auprès de leur organisme compétent.
Les situations de naissance multiple, d’accueil d’un enfant, de décès de la mère ou de couple de femmes comportent des règles spécifiques. Ne transposez pas automatiquement le calendrier général à ces situations.
Quelle est la durée du congé paternité en 2026 ?
Pour la naissance ou l’accueil d’un enfant, le congé de paternité et d’accueil compte 25 jours calendaires. Il vient après le congé de naissance de 3 jours ouvrables. Les deux types de jours ne se décomptent pas de la même façon : les jours ouvrables suivent le calendrier légal du travail, tandis que les jours calendaires incluent les samedis, dimanches et jours fériés.
| Élément | Durée | Caractère |
|---|---|---|
| Congé de naissance | 3 jours ouvrables | Précède le congé paternité |
| Première période | 4 jours calendaires | Obligatoire immédiatement après |
| Seconde période | 21 jours calendaires | Facultative et fractionnable |
| Total congé paternité | 25 jours calendaires | Hors congé de naissance |
En cas de naissance ou d’accueil de plusieurs enfants, la durée n’est pas la même. La fiche officielle doit être consultée pour connaître le nombre de jours applicable et les modalités de prise. Cette distinction est importante avant de prévenir l’employeur ou de remplir les documents destinés à la caisse.
Comment organiser les périodes du congé ?
La première période de 4 jours calendaires est obligatoire. Elle doit être prise immédiatement après le congé de naissance de 3 jours ouvrables. La seconde période de 21 jours est facultative : elle peut suivre directement la première ou être posée plus tard, dans la limite du délai prévu.
La seconde période peut être prise en une seule fois ou fractionnée en deux périodes. Lorsqu’elle est fractionnée, chacune des périodes doit comporter au moins 5 jours calendaires. Le salarié peut donc choisir entre une absence continue et une organisation qui répartit davantage les jours autour des premières semaines avec le bébé, sous réserve de respecter les délais et d’en informer l’employeur.
- Prévoir le congé de naissance
Identifiez les 3 jours ouvrables qui suivent la naissance ou l’accueil selon le calendrier applicable.
- Positionner les 4 jours obligatoires
Ils prennent immédiatement la suite du congé de naissance et sont comptés en jours calendaires.
- Choisir la seconde période
Décidez si les 21 jours seront pris en une fois ou en deux périodes d’au moins 5 jours.
- Vérifier la limite de 6 mois
Le congé doit en principe être pris dans les 6 mois suivant la naissance ou l’accueil, sauf situation particulière.
Quelles démarches effectuer auprès de l’employeur et de la CPAM ?
Le salarié informe son employeur de la date prévisionnelle de l’accouchement ou de l’accueil au moins 1 mois avant l’événement, puis communique la date de début et la durée du congé au moins 1 mois à l’avance. Si ce délai est respecté, l’employeur ne peut pas refuser la prise du congé dans les conditions prévues.
La demande peut être faite à l’oral ou par écrit, mais un écrit permet de garder une preuve de la date et du contenu de la demande. Une lettre remise en main propre contre décharge ou un envoi recommandé peut être utile en cas de désaccord. Utilisez le modèle officiel lorsque cela facilite la préparation, en adaptant les dates à votre situation.
La caisse d’assurance maladie demande ensuite des justificatifs selon la situation. Pour le père biologique dans le cas général, la fiche officielle mentionne notamment la copie intégrale de l’acte de naissance ou la copie du livret de famille mis à jour. Les pièces et le circuit peuvent différer pour un accueil, une adoption ou une situation familiale particulière.
- Date prévisionnelle de naissance ou date d’accueil de l’enfant.
- Dates souhaitées pour les périodes de congé.
- Demande adressée à l’employeur et preuve de transmission.
- Acte de naissance ou livret de famille selon le justificatif demandé.
- Coordonnées de la CPAM et éléments nécessaires au traitement du dossier.
Comment fonctionne l’indemnisation ?
Pendant le congé, la CPAM peut verser des indemnités journalières sous réserve de remplir les conditions applicables. La fiche Service-Public consultée indique que le calcul part de la somme des 3 derniers salaires bruts avant l’interruption, divisée par 91,25, puis qu’un taux forfaitaire de 21 % est retiré. Le salaire pris en compte est plafonné selon le plafond mensuel de la Sécurité sociale en vigueur.
Pour 2026, la même source indique un plafond mensuel de la Sécurité sociale de 4 005 € et des indemnités journalières comprises entre 11,12 € et 104,02 € par jour. Ces montants doivent être recontrôlés si la réglementation évolue ou si la date de l’arrêt se situe sur une autre période. Des dispositions conventionnelles peuvent prévoir une indemnisation plus favorable, notamment un maintien de salaire selon les conditions applicables.
Les indemnités sont indiquées comme versées tous les 14 jours. Le montant effectivement perçu dépend toutefois des éléments transmis, des conditions d’ouverture des droits et de la situation du salarié. Pour une estimation personnalisée, utilisez le simulateur officiel ou demandez confirmation à la CPAM et au service des ressources humaines.
Les chiffres d’indemnisation sont des repères officiels datés, pas une promesse de montant net. Votre convention collective, votre salaire et les justificatifs transmis peuvent modifier le résultat.
Comment préparer sa demande sans oublier une étape ?
Commencez par noter la date prévisionnelle de naissance ou d’accueil, puis construisez deux calendriers : le calendrier légal et le calendrier pratique de votre foyer. Le premier reprend le congé de naissance, la période obligatoire et la limite de 6 mois. Le second tient compte des contraintes professionnelles, de la présence de l’autre parent, des rendez-vous et de l’organisation des premières semaines.
Transmettez ensuite une demande claire à l’employeur. Elle doit permettre d’identifier l’événement, le début souhaité et la durée de chaque période. Conservez une copie de la demande et de la réponse. Après la naissance, vérifiez les justificatifs demandés par la CPAM et signalez rapidement toute modification des dates.
Si votre situation ne correspond pas au cas général, ne vous appuyez pas uniquement sur un modèle trouvé en ligne. Les règles peuvent dépendre du lien avec l’enfant, du type d’accueil ou d’un événement particulier. Votre employeur, votre caisse ou un professionnel compétent peut confirmer la marche à suivre.
Le congé paternité s’organise avec les démarches liées à la naissance. Consultez aussi notre guide général sur les documents et décisions à anticiper autour de l’accouchement.
Questions fréquentes
Le congé de paternité est-il obligatoire ?
La première période de 4 jours calendaires, prise immédiatement après les 3 jours du congé de naissance, est obligatoire. La seconde période de 21 jours est facultative dans le cas général.
Quand faut-il prévenir l’employeur ?
Le salarié doit en principe informer l’employeur au moins 1 mois avant la date de début du congé et préciser sa durée. En cas de naissance ou d’accueil plus tôt que prévu, informez-le dès que possible.
Peut-on fractionner les 21 jours de congé paternité ?
Oui. La seconde période peut être fractionnée en deux périodes au plus, chacune comportant au moins 5 jours calendaires.
Quel est le montant des indemnités journalières en 2026 ?
La fiche officielle consultée indique un montant compris entre 11,12 € et 104,02 € par jour en 2026. Le montant dépend du calcul applicable, des salaires pris en compte et des conditions du dossier.
- Service-Public.fr, Congé de paternité et d’accueil de l’enfant, consulté le 21 septembre 2026.
- Service-Public.fr, indemnités journalières de l’Assurance Maladie, consulté le 21 septembre 2026.
